Pas de soutien juridique de Multimondo

Une parlementaire UDC voulait en savoir plus

Dans l’affaire du diamantaire ayant bénéficié de l’aide sociale à Bienne, l’organisation d’aide aux migrants Multimondo n’a prodigué aucun soutien juridique dans le cadre d’un recours déposé auprès du Tribunal administratif du canton.

C’est en substance la réponse du Conseil municipal à une interpellation de la parlementaire UDC Sandra Schneider. Cette dernière disait avoir entendu des rumeurs liées à un soutien de la part de Multimondo, organisation subventionnée par la Ville de Bienne. Elle voulait que lumière soit faite afin d’éviter que d’éventuelles versions inexactes ne se propagent.

Pour mémoire, un marchand congolais de diamants avait gagné dans son pays en 2008 et 2009, entre 72 000 et 140 000 dollars. Or, depuis 2006 il touchait simultanément des prestations de l’assistance sociale à Bienne. Elles lui avaient été supprimées en février 2012 par le Département des affaires sociales de la Ville. Pas satisfait, l’homme avait fait recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif du canton. Ce dernier avait donné raison au diamantaire, contraignant la Ville de continuer à lui verser les sommes dues (notre édition du 17 juillet 2013).

Dans son intervention parlementaire l’élue agrarienne demandait à la Ville de clarifier si l’institution subventionnée avait, de quelque nature que ce soit, soutenu le diamantaire. Dans sa réponse, l’exécutif argue «qu’à sa demande, il a été informé que Multimondo n’a pas connaissance d’un soutien direct mais qu’il n’est toutefois pas possible de répondre à cette question de manière contraignante». En effet, poursuit le Municipal, aucune information n’est échangée ouvertement entre les autorités municipales et des organisations telles que Multimondo pour cause de protection des données.

Soutien oui, mais de Swiss-Exile
En revanche, l’exécutif est plus catégorique concernant le soutien juridique offert au marchand de diamants dans le cadre de son recours auprès du Tribunal administratif. «Il ne s’agit en tout cas pas de l’organisation Multimondo, mais au contraire d’une autre organisation à but non lucratif avec laquelle la Ville ne coopère pas.» Selon cette dernière, c’est le bureau de consultation pour les migrants Swiss-Exile, basé à Bienne, qui s’est occupé du conseil juridique.

Enfin, Sandra Schneider voulait s’assurer que le Conseil municipal puisse exclure que des services de conseils en matière d’intégration fournissent de l’aide ou toute autre forme de soutien contraire aux intérêts de la Ville. Cette dernière affirme en conclusion «qu’il va de soi que le Conseil municipal partage l’opinion selon laquelle un tel agissement n’est pas souhaité. Actuellement, il ne dispose toutefois d’aucune information concrète abondant dans ce sens.»

Source: JUG / Journal du Jura

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