Sur la sellette, le bureau de l’égalité?

Sur la sellette, le bureau de l’égalité? Le Bureau cantonal de l’égalité entre la femme et l’homme aurait-il du plomb dans l’aile? En tous les cas, au niveau du législatif cantonal, une poignée d’élus s’interrogent sur l’utilité d’un tel dispositif. Au nombre de quatre, les députés issus des rangs de l’UDC et de l’UDF vont même plus loin, réclamant la suppression pure et dure de l’organe dans une motion déposée au Grand Conseil. «À l’inverse de nos mères et de nos grands-mères, la nouvelle génération de femmes n’est plus confrontée à une . L’égalité fait pour elles partie de la vie quotidienne», mentionne le texte, signé notamment par la Biennoise Sandra Schneider et le citoyen d’Orvin Mathias Müller, tous deux UDC. Estimant que de nombreux efforts ont été accomplis ces dernières années et que l’égalité est aujourd’hui garantie par la Constitution et la loi, les motionnaires sont donc catégoriques.

Pour euï, le bureau en question n’a plus lieu d’être. Vive opposition du canton S’il convient que des progrès ont été réalisés, une suppression du Bureau de l’égalité n’est pas du goût du Gouvernement bernois. Dans sa réponse, çelui-d s’oppose vivement à cette demande, appelant au rejet de la motion. En bref, pour lui, il ne fait aucun doute que l’égalité entre hommes et femmes n’est toujours pas une réalité dans de nombreux domaines. «Des entraves apparaissent en ce qui concerne plus particulièrement le choix de la profession et de la formation, la conciliation du travail et de la famille, les perspectives de carrière des femmes, les inégalités de salaire, mais aussi en politique et en fonction de l’âge», argue-t-il, Dans un argumentaire détaillé, le Conseilexécütif aligne les exemples allant en ce sens.

Il relève que les conseils d’administration de grandes entreprises ne comptent que 19% de La problématique de l’égalité était notamment au cœur du dernier V Mai interjurassien. archives roger meier femmes, que la part de celles-ci dans la formation professionnelle initiale n’est que de 6,7% dans le domaine de l’ingénierie et des techniques ou encore que la majorité des femmes travaillent à temps partiel pour s’occuper de la famille. Assurant que le bureau contribue efficacement, et avec de modestes moyens, à gommer les inégalités dans le canton, le Gouvernement estime qu’il doit poursuivre ses actions. «S’il venait à disparaître, les tâches qu’il accomplit devraient l’être par d’autres services.» En outre, à l’heure où la question de l’égalité est particulièrement squs le feu des projecteurs, relevons que la perspective de supprimer le bureau ne manque pas de faire réagir dans les milieux de gauche notamment.

«Cette idée est complètement absurde, d’aütant plus dans le contexte actuel», estime Maurane Riesen. Évoquant les 20 000 personnes venues manifester à Berne pour l’égalité salariale en septembre dernier, la députée PSA de Sonceboz parle d’une idée à contre-courant. «Dé nombreuses inégalités existent encore et il y a une véritable prise de conscience de la population à ce sujet. Des solutions doivent être trouvées et le bureau de l’égalité participe à cet effort. Il a toute sa place», martèle-t-elle.

Source: Le Quotidien Jurassien, 16.02.2019

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